Quel est le bon dimensionnement ?
Il m’arrive souvent de devoir justifier un dimensionnement des capacités de stockage
que je propose lors de projet. Cela fait évidemment du sens.
La question qui revient sans cesse : mais comment avez-vous fait pour calculer la capacité
utile que je vais pourvoir stocker ?
Je me fais donc ici l’écho de mes expériences et des réponses que je donne à chaque fois,
surtout sur ce qu’il ne faut pas faire.
Car, le dimensionnement est le fruit d’une étude qui est propre à chaque projet, et ce
blog ne se veut absolument pas comme meilleure pratique NetApp.
Le seul outil qui prévaut pour les dimensionnements projet est SYNERGY. Outil qui est utilisé
par tous les consultants NetApp et partenaires certifiés.
Je tiens à préciser que le dimensionnement d’un système NetApp doit aussi tenir compte des
performances demandées. SYNERGY intègre également les outils adéquats pour effectuer
ce travail.
Avant de donner plus de détails, il y a un point qui me tient à cœur : qu’est ce que le stockage
utile ?
La seule définition qui me semble convenir, est que le stockage utile représente la quantité
d’informations qu’il aura été possible d’enregistrer sur un espace défini.
La mesure logique se fait donc à postériori, car les hypothèses à priori, sont tellement fonction
de paramètres incontrôlables, qu’il est impossible d’être précis.
Si j’y ajoute les technologies telles la déduplication, la compression (ONTAP 8), le provisionnement fin, le clonage fin, le vol autogrow, le snapshot autodelete (comme indiquer dans une analyse IDC), et autres, je ne fais que compliquer la mesure.
Bref, je vais donc faire abstraction de ces technologies, pour donner quelques guides à un dimensionnement en capacité utile à la vue du système de stockage. Ce stockage utile représente soit le plus gros espace de stockage NAS envisageable, soit la plus grosse LUN (ou RAW device) qu’il soit possible de créer.
Certaines règles n’ont plus cours depuis longtemps :
- Il faut que l’agrégat ne soit pas rempli à plus de 85%
- Il faut un snapshot d’agrégat d’au-moins 5%
- Il faut un snapshot reserve d’au-moins 20%
- Il faut un fractionnal reserve de 100%
- Un RAID Group de disques FC/SAS ne doit pas dépasser 16 disques
Je vais préférer utiliser les règles suivantes :
- Remplissage maximum d’un agrégat à 95% si un upgrade majeur est à envisager
- Pas de réserve de snapshots spécifiques, sauf si une étude de rétention par application est
menée, ce qui est généralement le cas sur les projets que nous traitons
- Pas de réserve de snapshot sur les agrégats sauf en cas de Metro Cluster (dans ce cas
cela permet une resynchronisation incrémentale en cas de bascule)
- Pas de fractionnal reserve, même avec des LUN
- Un RAID group défini au cas par cas suivant la capacité à obtenir, la taille des disques,
le nombre de disques
Il s’agit de règles de bon sens, qui évoluent avec le temps, avec les façons de faire, avec la technologie.
Par exemple, Windows 2008 propose maintenant la diminution à chaud des espaces NTFS.
Cette fonction très intéressante dans l’optimisation de son espace de stockage doit être maîtrisée pour
être bien utilisée. Aussi, dois-je la prendre en compte.
Autre exemple, le NTFS de Windows 2003 propose le hole punching, permettant de libérer les blocs
non utilisé. Est-ce que je peux utiliser cette technologie pour faire un dimensionnement
100% en mode provisionnement fin ?
Je le répète, la seule règle qui prévaut est celle qui est établi avec le seul outil certifié conforme : SYNERGY.
Une collaboration étroite entre consultants et clients est la règle de bonne conduite qui permet de
coller le mieux à la demande.
Alors bon dimensionnement.
Pour les FAS Bl@ggers: JFM
